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Dacapo Forsiden
Dacapo - Danmarks Nationale Musikantologi
e-maerket

Format:  SACD

Katalognummer:  6.220556

Stregkode:  747313155668

Udgivelsesmåned:  Jun 2015

Periode:  Tidligt 20. århundrede

Anmeldelse


CARL NIELSEN Koncerter

01 January 2016  Diapason
Jean-Charles Hoffelé
5/5 Stars
En 1999, Nikolaj Znaider gravait pour son "debut recording" chez Emi, en l'associant à l'Opus 26 de Bruch, le concerto de Nielsen. Déjà un coup de maître où avec lyrisme mais un rien de narcissisme il répondait par ses longues phrases sostenuto au furioso stupéfiant du pionier Menuhin (1952, Emi). Treize ans plus tard, Znaider n'a pas abandonné ce concerto singulier comme le prouve cette captation en concert à l'Avery Fischer Hall, remettant la partition sur le métier à l'occasion de l'année Nielsen qui s'approchait.

Plus lyrique, et pourtant moins narcissique, son interprétation se teinte aujourd'hui d'une fantaisie qui magnifie le caractère de l'Allegro cavalleresco. Quelque chose comme un Don Quichotte violiniste qui donne envie de l'entendre dans la Heldenleben de Strauss. Un talent de conteur incroyable! Et quel archet, large, plein de timbres, ou à la pointe pour des rossignolades dans le tendre décor que brosse Alan Gilbert, jamais plus inspiré qu'en face d'un soliste qui sait ce qu'il veut. Le concertato délicieux du violoniste et des bois est prodigieux d'imagination désinvolte, la technique si parfait qu'on n'entend que sa musique, les lumières de sérénade du finale dessinant un cadre baroque de fantaisie tour à tour fastueux et suave.

Tout cela ferait un Diapason d'or si les solistes de l'orchestre héritant des deux autres concertos se haussaient au même niveau d'intimité avec les œuvres: la sonorité de Robert Langevin anime avec virtuosité le concerto, tellement joli qu'à la fin c'est un peu court. Anthony McGill musarde lui aussi avec sa clarinette, souffleur impeccable dont les registres éclatent et la technique stupéfie, mais l'ironie ne persifle pas, l'humeur est trop lissée: vite, retournons à la fantaisie éntrange d'Hakan Rosengren que pimentait l'orchestre virulent d'Esa-Pekka Salonen (Sony).



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